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Forum ZLECAF à Lomé : le MMLK et l’IPRA avertissent et proposent

Lomé, la capitale togolaise, abrite, du 18 au 20 mai 2026, le Forum sur la mise en œuvre opérationnelle de la ZLECAF. Une initiative saluée par le Mouvement Martin Luther King et l’Institut Panafricain pour la Réhabilitation Alternative (IPRA). Cependant, ils s’inquiètent pour le sort de la ZLECAF, qui ne devrait pas être celui du NEPAD né en 2001.

« Appel des peuples d’Afrique aux dirigeants. Ne laissons pas la ZLECAF connaître le sort du NEPAD ». C’est l’objet d’un communiqué conjoint du MMLK/IPRA, en date du 15 mai 2028.

Dans ce communiqué, Pasteur Edoh Kossi Komi qui dirige les deux organisations, a salué la tenue du Forum sur la mise en œuvre opérationnelle de la ZLECAF, à Lomé, du 18 au 20 mai 2026. Cependant, le Défenseur des Droits humains s’inquiète en se rappelant du sort du NEPAD. « L’initiative est saluée. Mais l’histoire nous regarde », a-t-il écrit.

« Que la ZLECAF n’aille pas au cimetière du NEPAD », a averti Pasteur Edoh Kossi Komi.

A l’occasion, il a rappelé que le NEPAD est né en 2001 avec les mêmes ambitions : intégration, développement, souveraineté africaine.

« Aujourd’hui, les peuples ne le citent plus. Trop de promesses, trop peu d’actes ».

Pour lui, la ZLECAf prend le même chemin si les Africains ou du moins dirigeants africains nous ne changent pas de méthode. Il a notamment pointé du doigt, « des sommets sans calendrier contraignant », « des traités signés, mais sabotés aux frontières », « une intégration qui profite aux marchandises étrangères, pas aux producteurs africains ».

M. Komi a souligné que l’appel que portent le MMLK et l’IPRA est simple : « que la ZLECAf ne subisse pas le triste sort du NEPAD ».

Ce qui bloque aujourd’hui

Dans son communiqué, l’ancien Adjoint au Maire Golfe 2 a identifié ce qui bloque aujourd’hui la mise en œuvre opérationnelle de ces structures en Afrique. Il s’agit entre autres :

– Tracasseries et barrières invisibles : 50 contrôles sur 500 km.

– Absence de transformation locale : On vend du brut, on rachète du fini.

– Impunités des États : Pas de sanctions quand un pays ferme illégalement sa frontière.

– Manque de confiance : 141 ans après Berlin, les esprits restent cloisonnés.

La leçon de la Chine : presser le pas

Face au blocus sempiternel de la mise en œuvre opérationnelle de ces structures de développement, Pasteur Edoh Komi demande aux dirigeants africains de s’inspirer de l’expérience chinoise.

« La Chine a transformé son économie en 40 ans en protégeant son marché et en imposant la transformation locale.  

L’Afrique a les ressources et le marché de 1,4 milliard de personnes.  

Ce qui manque, c’est la décision politique d’appliquer », a-t-il expliqué.

L’appel des peuples d’Afrique

A travers leur communiqué, le MMLK et l’IPRA disent porter la voix des peuples d’Afrique.

Pour ce faire, aux dirigeants réunis à Lomé du 18 au 20 mai :

« Ne repartez pas avec un communiqué de plus pour distraire les peuples ! »

Trois engagements signés et datés

Dans leur communiqué, le MMLK et l’IPRA font des plaidoyers sur trois (03) points à signer et dater.

Le premier point est le «  Visa unique africain et corridors sans tracasserie d’ici 2028 ». Le second point est la « Transformation obligatoire des  matières premières brutes sur le continent d’ici 2030 » et le troisième et dernier point est la « Cour africaine du commerce avec décisions exécutoires et sanctions automatiques ».

L’histoire attend les dirigeants africains

Selon Pasteur Edoh Komi, ceux qui étaient à Berlin en 1885 ont décidé du destin de l’Afrique sans les Africains.

« Ceux qui seront à Lomé du 18 au 20 mai 2026 décideront si l’Afrique prend son destin en main ».

 « L’heure n’est plus aux discours. L’heure est aux actes.

Berlin divise pour régner. Lomé dit unir pour régner », a-t-il conclu.

 

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