
La transformation du secteur agricole ne se mesure pas seulement au nombre de terres aménagées ou de producteurs accompagnés. Elle se lit désormais dans les champs, à travers l’évolution des rendements et, surtout, dans les revenus des exploitants.
Selon le bilan gouvernemental de la Feuille de route 2020-2025, les productions de maïs, de riz, de manioc et de soja ont enregistré des progressions comprises entre 7 % et 32 %. Dans les Zones d’aménagement agricole planifiées (Zaap), l’élan s’est également traduit par une nette amélioration des revenus des producteurs.
Des cultures stratégiques qui changent de rendement
Les progressions enregistrées par le maïs, le riz, le manioc et le soja constituent un signal fort. Ces cultures occupent une place dans l’alimentation, les revenus ruraux et les échanges commerciaux. Une hausse du rendement signifie concrètement qu’à superficie comparable, le producteur peut obtenir davantage de récoltes.
L’amélioration ne consiste donc pas nécessairement à conquérir de nouvelles terres. Elle permet aussi de faire produire davantage à celles qui sont déjà exploitées. Cela a plusieurs avantages. Pour le producteur, une récolte plus importante accroit le volume commercialisable et, lorsque les conditions de marché sont favorables, améliore les recettes tirées de l’exploitation. Pour les consommateurs, une production plus abondante contribue à renforcer l’offre disponible et peut réduire la dépendance à certains approvisionnements extérieurs.
Le progrès du rendement devient ainsi un point de rencontre entre la performance du champ et la sécurité alimentaire des ménages.
Les Zaap : là où le rendement devient revenu
C’est dans les Zones d’aménagement agricole planifiées que l’amélioration des performances prend une dimension particulièrement concrète. Selon le bilan gouvernemental, les revenus des exploitants qui y sont installés ont largement augmenté.
Ce résultat permet de mesurer l’effet des investissements autrement que par les seules superficies aménagées. Une terre aménagée n’a de véritable portée économique que si elle permet au producteur de mieux travailler, de récolter davantage et, finalement, de gagner plus.
Les Zaap ont été conçues pour réunir sur un même espace plusieurs conditions favorables à la production. Cette concentration des infrastructures, des équipements et de l’accompagnement permet de créer un environnement plus propice à l’intensification et à la professionnalisation des activités agricoles.
Pour les bénéficiaires, le changement peut donc être significatif. Le producteur ne travaille plus seulement pour produire ; il peut davantage produire dans une logique de rentabilité.
Au terme de la Feuille de route gouvernementale 2020-2025, la progression des rendements apparaît ainsi comme l’un des résultats les plus tangibles de l’action engagée dans le secteur agricole. L’enjeu, désormais, consiste à inscrire ces acquis dans la durée, à élargir leur portée à davantage de producteurs et à consolider les chaînes de valeur qui permettent de transformer une bonne récolte en revenu durable.




