
Au Togo, l’agriculture a toujours eu son mot à dire dans l’économie nationale. Le secteur participe à la formation du produit intérieur brut (PIB) et demeure l’un des secteurs qui emploient le plus de monde. Pour la rendre productive, suffisamment solide pour rendre le pays autonome, le gouvernement ne fait pas d’économie de moyens.
Avec l’agriculture, la pêche et les ressources animales, c’est d’une attention soutenue des pouvoirs publics qu’il s’agit. Pour preuve, « entre 2025 et 2026, les dépenses allouées à ce secteur stratégique connaissent une progression ».
Selon les informations de la Direction générale du Budget et des Finances, les dépenses allouées s’élèvent à « 50,7 milliards de francs CFA en 2025 ». Dans le budget de l’État, exercice 2026, « un montant de 74,6 milliards de francs est prévu comme dépenses pour développer davantage les trois domaines », renseigne la même source.
Cette évolution correspond à un taux de progression de 46,9 %, soit près de 47 %. Une hausse qui signe l’engagement renforcé en faveur de la souveraineté alimentaire et du développement rural par le gouvernement en place.
Un secteur clé consolidé
L’agriculture est une figure majeure d’accélération de la croissance. Que ce soit pour l’emploi, la subsistance des populations ou la création de richesse, elle occupe une place centrale dans le paysage social et économique du Togo.
Ainsi, en augmentant les ressources qui lui sont consacrées, l’État modernise les pratiques, améliore les rendements et renforce la résilience face aux aléas climatiques.
Ces investissements couvrent plusieurs volets : mécanisation, accès aux intrants, irrigation, appui technique aux producteurs, développement de la pêche et valorisation des ressources animales. Autant d’actions qui accroissent la productivité et structurent les filières.
C’est donc tout naturellement que le Togo consolide sa capacité à répondre aux besoins alimentaires de sa population. En 2025, le pays avait prévu une enveloppe budgétaire de 19 milliards de francs CFA dédiée à la sécurité alimentaire, marquant une hausse de 46 % par rapport à l’année 2024.
Aujourd’hui, la production locale est plus abondante et mieux valorisée, réduisant la dépendance aux importations et contribuant à stabiliser les prix sur les marchés. Prenons l’exemple du manioc, dont la production est montée jusqu’à 800 000 tonnes par an, ou du soja, avec des projections de 500 000 tonnes par an d’ici 2028 contre 260 000 tonnes en 2024.
Sur la route du développement durable
Avec la hausse de près de 47 % des dépenses dans ce secteur, si les prévisions sont exactes (et elles sont très souvent dépassées, positivement d’ailleurs), le Togo fait de l’agriculture, de la pêche et des ressources animales un moteur de croissance inclusive.
Investir dans ce secteur, c’est investir dans la stabilité, la prospérité et la dignité des populations. C’est, en somme, semer les graines du développement durable.




