
A Kpalimé, dans la région des Plateaux, l’Agence nationale de la cybersécurité (ANCy) a entamé depuis le mardi 7 juillet 2026, une formation des trois jours à l’intention d’une quarantaine de journalistes de différentes régions du Togo autour du thème : « cybersécurité et l’hygiène numérique ». Organisé en collaboration avec Cyber Defense Africa (CDA) avec l’appui de l’Observatoire togolais des médias (OTM), cette formation qui prend le jeudi 9 juillet, vise à renforcer les capacités des professionnels des médias sur la Cybersécurité et l’hygiène numérique.
Piratage de comptes, vol de données, hameçonnage, diffusion de fausses informations, deepfakes, usurpation d’identité et autres sont des cybermenaces risques auxquels des hommes des médias sont exposés dans un monde marqué par l’usage quotidien et permanent du numérique. Consciente de cette réalité, l’ANCy a inscrit dans sa mission, la formation et la sensibilisation de différentes couches socio-professionnelles au Togo, en matière de cybersécurité.

En organisant cette formation du 7 au 9 juillet, l’ANCy ne veut pas transformer des journalistes en informaticiens. Au contraire, l’objectif, selon Nangbam Didemana, Directeur de la Réglementation et du contrôle de conformité, représentant le DG de l’ANCy, c’est plutôt de faire des hommes des médias, « des professionnels numériquement responsables et résilients ». « Nous voulons faire de vous des ambassadeurs de la Cybersécurité », a-t-il déclaré.
Des journalistes, des « cibles et vecteurs » de cybermenaces
En organisant cette formation du 7 au 9 juillet 2026, à l’endroit de la 3ème vague des journalistes, l’Agence nationale de la cybersécurité a reconnu qu’ils sont des « cibles et vecteurs ».
« Vous êtes des cibles parce que vous traitez des informations sensibles. Vous communiquez avec des sources qui souhaitent préserver leur anonymat. Vous opérez sur des outils numériques souvent insuffisamment sécurisés. Vous êtes des vecteurs parce que vous avez la capacité de la responsabilité d’informer, d’éduquer et d’orienter l’opinion publique. Un journaliste averti en matière de cybersécurité peut contribuer puissamment à la résilience numérique de toute une société », a souligné le Directeur de la Réglementation et du contrôle de conformité de l’ANCy.
Durant les trois jours, les formateurs, des experts chevronnés en cybersécurité accompagneront les participants à travers les sessions alliant théories, démonstrations pratiques et exercices interactifs. « Vous repartirez avec des connaissances concrètes et immédiatement applicables », a rassuré Nangbam Didemana.
Bref, les participants seront dotés d’outils leur permettant d’identifier des tentatives de piratages, de sécuriser leurs outils de travail, leurs communications, leurs données,…

Plusieurs thématiques dans l’agenda
Pendant les trois jours de formations, les professionnels des médias seront outillés sur plusieurs thématiques. Il s’agit entre autres de Présentation de l’écosystème cybersécurité, Paysage des menaces, médias & secteurs stratégiques, Gestion des mots de passe & authentification, Sécurité messagerie & réseaux sociaux, Fake News & Deepfakes-sources et médias synthèse, Éviter les arnaques au Mobile Money, Sécurité du smartphone, Confidentialité des données & outils IA, Sauvegarde & transfert sécurisé des données, Gestion sécurisée des sites web – cas des CMS, Hygiène numérique au quotidien.
Par ailleurs, l’ANCy ne conçoit pas la cybersécurité comme un domaine réservé aux seuls techniciens. Elle la conçoit comme un bien public dont chaque citoyen, chaque Institution, chaque professionnel doit bénéficier. Raison pour laquelle l’Agence intensifie ses actions de formation à travers tout le territoire national en touchant diverses cibles.
Par rappel, en cas d’incident ou de suspicion de cyberattaque, le CERT.tg, dispositif national d’assistance gratuite aux victimes, demeure joignable 24 h/24 et 7 j/7 au 70 54 93 25 ou par courriel à incidents@cert.tg




