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Reboisement : au Togo, les collectivités, les femmes, les jeunes et les ONG appelés à renforcer leur engagement

Au Togo, les autorités veulent faire de la campagne nationale de reboisement une mobilisation collective impliquant toutes les composantes de la société. Collectivités locales, femmes, jeunes, organisations de la société civile, établissements scolaires et communautés religieuses sont appelés à jouer un rôle actif dans la protection de l’environnement et la restauration du couvert forestier.

Un engagement partagé pour l’avenir du Togo

Selon les responsables du programme, le reboisement ne peut réussir durablement sans une forte implication des acteurs locaux.

Les collectivités territoriales, notamment les maires, chefs de canton et chefs de village, occupent une place stratégique dans cette dynamique. Leur rôle consiste à mobiliser les terres communautaires destinées aux plantations, à sensibiliser les populations et à soutenir les initiatives locales à travers un accompagnement logistique ou financier.

Les autorités rappellent également l’importance du rôle des femmes dans la réussite de la campagne. Au Togo, celles-ci assurent entre 60 et 80 % de la production agricole nationale. Elles interviennent déjà massivement dans les activités de pépinière, la mise en terre des plants, leur entretien ainsi que la valorisation des produits forestiers non ligneux.

Les responsables de la campagne soulignent que les femmes figurent aussi parmi les premières victimes de la dégradation environnementale.

« Quand il n’y a plus de bois pour cuisiner, plus de karié pour générer des revenus ou plus d’eau potable, ce sont souvent les femmes qui subissent directement les conséquences », expliquent les autorités, qui encouragent les groupements féminins à renforcer leur participation aux opérations de reboisement.

Les jeunes sont également considérés comme l’avant-garde de cette campagne nationale. Associations de jeunesse, clubs environnementaux scolaires et universitaires, brigades vertes ou encore mouvements communautaires sont invités à multiplier les initiatives de plantation et de protection des arbres.

Le gouvernement met aussi en avant les opportunités économiques liées au reboisement. Selon les responsables forestiers, un teck planté aujourd’hui peut rapporter entre 3 et 5 millions de francs CFA lors de sa première coupe après huit à dix ans de croissance.

Pour les autorités, le reboisement constitue ainsi non seulement un enjeu écologique, mais aussi une véritable opportunité économique pour la jeunesse togolaise.

Les élèves et étudiants sont eux aussi encouragés à participer activement à la campagne à travers la création de jardins verts dans les écoles, les quartiers et les espaces communautaires. Chaque arbre planté est présenté comme un acte citoyen et un investissement pour l’avenir.

Les organisations non gouvernementales jouent également un rôle important dans le dispositif national. Elles interviennent dans la sensibilisation des populations, l’accompagnement technique des communautés et la mobilisation de financements complémentaires pour soutenir les opérations de plantation et d’entretien.

Enfin, les autorités invitent les communautés religieuses à s’associer davantage à l’effort national de reboisement. Églises et mosquées sont encouragées à planter des arbres dans leurs enceintes afin de contribuer à la préservation de la création et à l’amélioration du cadre de vie.

À travers ces différents appels, le gouvernement veut faire comprendre que la réussite du reboisement dépend avant tout de l’engagement collectif des citoyens.

« Celui qui plante ne meurt pas tout à fait », rappelle la communication officielle de la campagne. Une manière de souligner que chaque arbre planté constitue un héritage durable pour les générations futures.

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