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Maladies évitables : à Lomé, l’OOAS lance DETAMEV pour analyser les déterminants de la résurgence

Lomé, la capitale togolaise abrite depuis ce mardi 12 mai 2026,  la réunion régionale de lancement de l’étude DETAMEV (Déterminants des Maladies Évitables par la Vaccination). Organisée par l’Organisation Ouest‑Africaine de la santé (OOAS), cette rencontre qui prend fin le vendredi 15 mai prochain est couplée avec un atelier de suivi des projets de recherche et de renforcement des capacités dans la gestion administrative et financière des bénéficiaires de financement de l’OOAS. Elle regroupe des chercheurs, doctorants, institutions partenaires et responsables sanitaires, des experts de l’OOAS issus de plusieurs pays de la CEDEAO.

Dans l’espace de la CEDEAO, la résurgence des maladies évitables par la vaccination est une alerte sanitaire majeure.

La preuve, la rougeole, la diphtérie et la poliomyélite, entre autres refont surface là où les autorités sanitaires pensent avoir gagné la lutte contre ces maladies.

De l’avis des spécialistes, cette résurgence des maladies évitables par la vaccination n’est pas un « échec médical isolé ».  Elle s’explique par le symptôme de fragilités structurelles, socio-culturelles, organisationnelles et institutionnelles.

Selon le Directeur général de l’OOAS, Dr Melchior Athanase J.C. l’étude DETAMEV qu’ils lancement aujourd’hui, a précisément pour objet d’ « analyser ces déterminants profonds de la résurgence ».

« Grâce à une approche qualitative multicentrique, rigoureuse et comparative entre plusieurs pays, elle produira des données probantes actionnables pour nos politiques régionales de vaccination », a-t-il souligné.

DETAMEV : éclaireur et boussole

Au-delà, cette étude non seulement elle éclairera le plaidoyer, mais aussi, elle orientera les programmes et nourrira le dialogue entre l’OOAS et les ministères de la santé des pays membres de la CEDEAO. Raison pour laquelle l’atelier ne se limite pas à la comptabilité. Mieux, il vise le renforcement des capacités de gestion à la finalité même de leur action. Celle de transformer la recherche en décision.

A l’occasion, le DG de l’OOAS a fait savoir aux chercheurs et doctorants que leur rigueur scientifique, leur connaissance du terrain, leur engagement sont le meilleur atout de l’Organisation. « Mais la rigueur financière et administrative n’est pas une contrainte secondaire : c’est le socle de notre confiance mutuelle », a précisé Dr Melchior Athanase J.C. Aïssi

Présentation des projets, formation au manuel financier de l’OOAS

Au cours de cet atelier régional de quatre jours, des chercheurs et doctorants présents, présenteront l’état d’avancement de leurs projets. En plus, ils seront formés sur le manuel financier de l’OOAS.

Projets financés par l’OOAS

Prenant la parole, le professeur Ibrahima Seck, vice‑président de Gallien Africa et responsable de la Chaire de santé publique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar est revenu sur les différents projets financés par l’OOAS et qui portent essentiellement sur l’approche de santé communautaire. Dans le détail, il a expliqué que ces recherches financées concernent le paludisme, le VIH/Sida, la nutrition, la santé maternelle et infantile voire d’autres problématiques sanitaires majeures dans l’espace de la CEDEAO.

Par ailleurs, il reste convaincu qu’à l’issue de cet atelier régional, l’OOAS disposera d’ « une meilleure visibilité sur l’état d’avancement des projets financés, le niveau de renforcement des capacités des bénéficiaires en matière administrative et financière, ainsi que sur les mécanismes de valorisation des résultats obtenus afin d’aider les Etats à améliorer leurs politiques de santé communautaire ».

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