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Education : retour sur quatre ans d’investissements dans l’école togolaise

Le système éducatif togolais poursuit sa mue. A l’occasion de la rentrée scolaire 2026-2027, le Gouvernement met en avant plusieurs indicateurs qui témoignent des efforts engagés ces dernières années pour renforcer les capacités d’accueil, accroître les effectifs enseignants et améliorer les performances scolaires.

Pour accompagner les profondes transformations de la société et répondre aux exigences d’un monde en constante évolution, le Gouvernement togolais inscrit la modernisation du système éducatif au cœur de ses priorités.

Cette ambition vise à construire une école plus inclusive, performante et résolument tournée vers l’avenir, capable de garantir à chaque citoyen les connaissances, les compétences et les valeurs nécessaires à son épanouissement et à sa pleine participation au développement du pays.

Dans cette perspective, la politique éducative nationale s’articule autour de sept axes stratégiques qui constituent les principaux leviers d’une transformation durable de l’école togolaise.

Ces axes portent notamment sur l’équité d’accès à l’éducation et à la formation, l’exigence de qualité et d’excellence, ainsi que l’adéquation de la formation et de la recherche avec les besoins et les priorités de la nation. Ils accordent également une place centrale à l’innovation et à la recherche pédagogique et scientifique, à une digitalisation maîtrisée du système éducatif et au développement des compétences transversales et citoyennes.

Enfin, la concertation, la gouvernance participative et la co-construction des politiques éducatives viennent renforcer cette dynamique, en favorisant l’implication des différents acteurs et en créant les conditions d’une école plus ouverte, plus inclusive et davantage en phase avec les enjeux du développement national.

A cela s’ajoutent, l’assurance School AMU, qui offre une couverture santé gratuite aux élèves et la gratuité des frais de scolarité au préscolaire, au primaire et au secondaire (collège et lycées) des établissements publics ainsi que, le programme national de cantines scolaires. Ce dernier programme offre des repas chauds gratuits aux élèves des écoles primaires publiques dans les zones les plus vulnérables pour lutter contre la malnutrition et réduire l’abandon scolaire. Des initiatives qui ont porté des fruits.

Près de 900 nouveaux établissements créés

Au cours des dernières années, les pouvoirs publics ont poursuivi leurs investissements afin de rapprocher davantage l’offre éducative des populations et d’améliorer les conditions d’accueil des apprenants. Sur les trois dernières années, 898 établissements scolaires ont été créés, dont 471 au cours de l’année scolaire 2024-2025, 184 en 2025-2026 et 243 pour l’année scolaire 2026-2027. Après le ralentissement enregistré en 2025-2026, le rythme des créations repart ainsi à la hausse avec 59 établissements supplémentaires par rapport à l’année précédente. Cette politique d’extension de la carte scolaire vise notamment à réduire les disparités territoriales et à répondre à la croissance continue des besoins en matière d’éducation.

Près de 4 000 salles de classe construites ou prévues

L’effort porte également sur les infrastructures scolaires. De 2023 à 2026, le nombre cumulé de salles de classe construites ou prévues atteint 3 918, contre 1 312 en 2023.

Les données font état de 1 312 salles en 2023, 1 185 en 2024, 1 340 en 2025 et 81 prévues en 2026. Au total, 2 606 salles supplémentaires viennent ainsi s’ajouter au volume enregistré en 2023.

Ces investissements doivent permettre d’améliorer progressivement les capacités d’accueil des établissements et de créer un environnement plus favorable aux apprentissages.

Plus de 45 000 enseignants en 2026

Le renforcement du corps enseignant constitue un autre volet important de cette transformation. Entre 2024 et 2026, l’effectif global des enseignants est passé de 36 914 à 45 233, soit une hausse de 8 319 enseignants, correspondant à une progression de 22,54 %.

La progression est particulièrement marquée dans le préscolaire, où les effectifs sont passés de 3 826 à 5 365 enseignants, soit une hausse de 40,22 %. Le lycée enregistre également une progression significative de 29,86 %, tandis que l’enseignement technique progresse de 25,59 %.

Pour cette rentrée, la dynamique doit encore être renforcée avec l’arrivée de 3 440 nouveaux enseignants fonctionnaires, parmi lesquels 304 enseignants de mathématiques, de physique-chimie et de technologie. A ceux-ci s’ajoutent 101 Fab managers chargés notamment d’accompagner le fonctionnement des FabLabs éducatifs.

Des résultats en progression dans plusieurs examens

Les performances scolaires constituent également un indicateur important de l’évolution du système éducatif. Entre 2024 et 2026, plusieurs examens enregistrent des progressions significatives.

Le taux de réussite au Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) passe ainsi de 44,09 % en 2024 à 57,35 % en 2026, soit une progression de 13,26 points.

Au BAC 2 général, la hausse est encore plus importante, avec un taux de réussite qui passe de 44,61 % à 82,17 %, soit 37,56 points supplémentaires.

Le Baccalauréat technique deuxième partie (BAC2 Technique) connaît également une progression notable, de 58,06 % à 81,66 %, tandis que le taux de réussite au Brevet de Technicien (BT) passe de 61,34 % à 78,14 %. Au Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP), il progresse de 86,29 % à 93,82 %.

Tous les indicateurs ne suivent toutefois pas la même tendance. Le BAC 1 technique recule de 60,71 % en 2024 à 53,76 % en 2026. Le BEP connaît également une baisse, passant de 98,89 % à 90,03 % sur la même période.

Une école tournée vers les compétences et l’innovation

Au-delà des infrastructures et des effectifs, la transformation engagée entend également agir sur les contenus et les méthodes d’apprentissage. L’introduction progressive des classes de métiers, le développement de l’enseignement scientifique, le déploiement des FabLabs éducatifs et la généralisation progressive de l’anglais au primaire traduisent cette volonté de rapprocher davantage l’école des réalités professionnelles et des besoins de l’économie.

La mise en place de la Direction des enseignements privés doit, pour sa part, renforcer la gouvernance et le suivi des établissements privés. A cela s’ajoutent, l’assurance School AMU, qui offre une couverture santé gratuite aux élèves et la gratuité des frais de scolarité et d’examùens au préscolaire, au primaire et au secondaire (collège et lycées) des établissements publics ainsi que, le programme national de cantines scolaires. Ce dernier programme offre des repas chauds gratuits aux élèves des écoles primaires publiques dans les zones les plus vulnérables pour lutter contre la malnutrition et réduire l’abandon scolaire. Des initiatives qui font déjà leurs preuves.

A travers ces différentes mesures, le Gouvernement entend construire une école plus accessible, plus performante et davantage tournée vers les compétences de demain. Les chiffres enregistrés entre 2023 et 2026 traduisent ainsi une volonté d’agir simultanément sur l’accès à l’éducation, les infrastructures, les ressources humaines, la qualité des apprentissages et l’innovation.

Pour l’année scolaire 2026-2027, l’enjeu sera désormais de consolider ces acquis et de poursuivre la transformation du système éducatif afin de mieux répondre aux aspirations de la jeunesse et aux besoins futurs du pays.

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