
Au Togo, le gouvernement se tourne vers un nouveau chantier en matière de transformation des systèmes agroalimentaires du pays. La preuve, une mission de haut niveau de la Commission de l’Union africaine (UA), en cours jusqu’au jeudi 22 octobre 2026 à Lomé, doit en effet traduire les engagements de la Déclaration de Kampala en actions nationales.
Les travaux de cette mission portent sur la mise en œuvre du Programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA) pour la période 2026-2035. Avec des discussions qui associent les autorités togolaises et les représentants du département de l’Agriculture, du Développement rural, de l’Économie bleue et de l’Environnement durable de la Commission de l’UA.
Il s’agit notamment d’articuler productivité agricole, sécurité alimentaire, résilience climatique et gestion durable des ressources naturelles. « L’engagement attendu des acteurs non étatiques consiste à passer d’une logique de coopération à une logique de co-construction et de co-investissement », selon Dindiogue Konlani, directeur de cabinet du ministère chargé de l’Agriculture.
Le gouvernement entend notamment s’appuyer sur le Programme de modernisation de l’agriculture au Togo (ProMAT), qui bénéficie de financements destinés à la mécanisation et à l’irrigation. En juin 2026, la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a approuvé 40 milliards FCFA supplémentaires pour ce programme, portant son appui cumulé à 60 milliards FCFA.
Adoptée en janvier 2025, la Déclaration de Kampala fixe, à l’horizon 2035, une hausse de 45 % de la production agroalimentaire africaine et un triplement du commerce intra-africain de produits agricoles. Le texte prévoit également de réduire de moitié les pertes après récolte. Au niveau du Togo, il s’agira concrètement de convertir ces objectifs en investissements, en gains de productivité et en débouchés commerciaux.
Avec Togofirst




