Kossi Agbéko, vendeur de journaux à Lomé a été interpellé le mercredi 05 Août 2026 entre 11h et 12h par les Forces de sécurité à la station de service Total de Nyékonakpoè, au niveau des feux tricolores. Selon le Patronat de la presse togolaise (PPT), le motif invoqué par les policiers qui a conduit à l’interpellation est « l’interdiction de la vente de journaux à la criée, en vertu d’un prétendu communiqué des autorités ».
A travers un communiqué en date du mercredi 05 août, le Patronat de la presse togolaise (PPT) a dénoncé avec « la plus grande fermeté cette énième atteinte à la liberté d’expression et de presse, ainsi que la dérive de caporalisation de l’espace public au Togo ».
D’abord, le PPT s’étonne de l’existence de ce « communiqué » dont aucun journaliste, au Togo comme à l’étranger, n’a eu connaissance. Ensuite, il s’indigne « de la brutalité avec laquelle cette interpellation a été menée ».
D’après les témoignages recueillis le PPT, les vendeurs de journaux font « régulièrement l’objet de menaces dans l’exercice de leur métier ».
Selon les informations fournies par le PPT, après son interpellation, M. Agbéko a été conduit et gardé à la Brigade Motorisée (BM).
Par ailleurs, après l’intervention du Président de l’Observatoire togolais des médias (OTM), Fabrice Pétchézi, Kossi Agbéko a été libéré « tard dans la soirée ».
A l’occasion, le PPT a interpellé les autorités togolaises, « leur demande de garantir la protection de la presse et de l’ensemble de sa chaîne de diffusion, et d’instruire les forces de police à cesser immédiatement toute forme de harcèlement et de menace à l’encontre des vendeurs de journaux sur toute l’étendue du territoire national ».
En outre, le PPT se réserve le droit de « saisir les instances nationales et internationales compétentes si de telles pratiques, visant au musellement de la presse togolaise, devaient se répéter ».
Enfin, le PPT a invité les vendeurs de journaux à « ne céder ni à la peur ni à aucune forme de pression, quelle qu’en soit l’origine, car la liberté de presse est un droit fondamental, garanti par la Constitution togolaise ».




