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Libération du domaine public : pour 3 raisons, le MMLK plaide pour un sursis de 3 mois

Par communiqué en date du 03 novembre 2026, le Comité Ad Hoc de lutte contre l’occupation anarchique du domaine public dans le Grand Lomé a appelé « instamment tous les occupants des emprises des voies publiques à libérer les espaces occupés de manière irrégulière à compter de la publication de ce communiqué et au plus tard le 20 novembre 2026 ». En clair, les concernés ont au plus 18 jours pour libérer le domaine public ou les emprises des voies publiques.

Tout en prenant acte de la décision et de son bien-fondé, dans un communiqué daté du 03 novembre 2026, le Mouvement Martin Luther King (MMLK), la Voix des Sans Voix du Pasteur Edoh Komi a plaidé pour un sursis de 3 mois pour la libération des emprises des voies publiques.

Le MMLK est conscient que l’encombrement des voies pose de sérieuses difficultés à l’aménagement de nos villes et de nos communes. Il est nécessaire de procéder au désencombrement, surtout des trottoirs occupés qui obligent les piétons à circuler sur la chaussée au risque de causer des accidents graves. La loi doit être respectée et le gouvernement en est le garant.

Cependant, au nom de la justice sociale, le MMLK plaide pour un sursis de 3 mois, de novembre 2026 au 31 janvier 2027, pour 3 raisons.

La première raison

Pour le MMLK, la période coïncide avec la fin d’année. De novembre à janvier, c’est la haute saison commerciale pour des milliers de familles togolaises. « Déguerpir maintenant, c’est condamner toute une année d’investissement et plonger des familles dans la misère », a fait savoir le Pasteur Edoh Komi, le Président du MMLK.

La deuxième raison

Selon Edoh Komi, il faut avoir le courage de savoir la raison pour laquelle les gens occupent la voie publique. Il trouve dans cette occupation, la cherté des frais de location des magasins et boutiques qui sont « devenus exorbitants » et « inaccessibles ». A l’occasion, il a rappelé que la loi togolaise fixe la caution à 3 mois maximum, mais sur le terrain, les propriétaires exigent 1 an à 2 ans de caution. « Une violation flagrante que le gouvernement n’arrive pas à faire respecter. C’est cette spéculation immobilière qui pousse nos sœurs et nos frères vers la rue », a-t-il souligné.

La troisième raison

Le MMLK évoque une opération humanitaire et ordonnée. Pour ce faire, il a rappelé aux occupants illégaux actuels qu’ils doivent savoir que l’occupation anarchique ne peut être éternelle. « Mais la fermeté doit s’accompagner de mesures d’accompagnement », a proposé le MMLK au Comité Ad Hoc.

Les doléances du MMLK

Face à la situation, le MMLK demande donc :

– Un sursis de 3 mois jusqu’au 31 janvier 2027 pour permettre une fin d’année paisible.

– Que ce sursis soit mis à profit par le gouvernement pour :

  1. a) Faire respecter la loi sur les 3 mois de caution
  2. b) Identifier et aménager des sites de recasement viables et accessibles
  3. c) Mener suffisamment une campagne de sensibilisation et d’information

Pasteur Edoh Komi et son Mouvement sont pour le désencombrement, « mais pas dans la précipitation et pas à 45 jours des fêtes de fin d’année ».

Par ailleurs, loin de défendre l’anarchie et le non-respect de la chose publique au profit des occupants illégaux, le MMLK entend défendre une justice sociale qui concilie ordre public et survie des populations vulnérables.

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