
AED-WIETC : les IFAD ouvrent la voie vers l’emploi
L’Agence Éducation-Développement (AED) et Weihai International Economic & Technical Cooperative Co., Ltd. (WIETC) ont signé, jeudi 1er octobre 2026 à Lomé, une convention de partenariat de trois ans visant à renforcer l’insertion professionnelle des diplômés des Instituts de Formation en Alternance pour le Développement (IFAD).
Former, immerger en entreprise et, à terme, recruter. C’est l’ambition affichée par l’AED et WIETC à travers cette nouvelle convention de partenariat. Signé à l’IFAD-Bâtiment de Lomé par Dammipi Noupokou, directeur général de l’AED, et Lu Xinyong, directeur général de la Société Zhengwei Technique Togo S.A. (SZTT), filiale togolaise de WIETC, l’accord entend rapprocher davantage la formation professionnelle des besoins des entreprises opérant sur les grands projets au Togo.
Au cœur du dispositif figure le recrutement prioritaire des diplômés de l’IFAD-Bâtiment et de l’IFAD-Énergies Renouvelables, en fonction des besoins et des procédures de l’entreprise. Les apprenants de ces deux instituts pourront également effectuer leur alternance sur les chantiers et dans les activités de WIETC.
De la formation à l’emploi
Pour l’AED, cette convention vient consolider le modèle des IFAD, qui repose sur l’articulation entre enseignement théorique, formation pratique et immersion professionnelle.
« La cérémonie qui nous réunit aujourd’hui ne constitue pas simplement un acte administratif ou protocolaire. Elle traduit notre volonté commune de rapprocher davantage la formation et l’entreprise, la compétence et l’emploi, l’école et le chantier », a déclaré Dammipi Noupokou.
L’objectif est de créer une véritable chaîne allant de la formation à l’emploi : apprentissage à l’IFAD, immersion en entreprise, acquisition de compétences opérationnelles et accès au marché du travail.
Dans cette logique, les jeunes accueillis en alternance par WIETC seront évalués à l’issue de leur parcours. Ceux qui auront satisfait aux critères de l’entreprise pourront être recrutés prioritairement, selon les besoins disponibles.
Les grands chantiers comme terrains d’apprentissage
Le partenariat intervient dans un contexte marqué par plusieurs projets auxquels participe ou prévoit de participer WIETC au Togo. L’entreprise intervient notamment dans la construction du siège de NSIA Vie et du bâtiment du simulateur d’ASKY. Elle prépare également le projet du Terminal 2 de l’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma, dont les travaux sont annoncés pour avril 2027.
WIETC est par ailleurs associée à la réalisation d’une centrale solaire photovoltaïque de 50 MWc à Kpinzinde, dans la région de la Kara.
Ces projets sont susceptibles de générer des besoins en main-d’œuvre qualifiée dans des domaines tels que le bâtiment, les infrastructures et les énergies renouvelables. Pour l’AED, ils constituent aussi des cadres d’apprentissage permettant aux jeunes de mettre leurs compétences à l’épreuve des réalités du terrain.
Un échange de compétences entre l’entreprise et les IFAD
Le partenariat ne se limite toutefois pas au recrutement. Il prévoit également un partage d’expertise technique entre WIETC et les IFAD.
L’entreprise pourra organiser des démonstrations techniques et des séances de retour d’expérience au bénéfice des apprenants et des formateurs. En retour, les ouvriers et personnels techniques de WIETC pourront bénéficier de formations continues dans les ateliers des IFAD.
WIETC s’est également engagée à étudier avec l’AED la possibilité de soutenir les instituts à travers des dons d’équipements et de matériels, des aides aux apprenants en situation de besoin ainsi que des bourses destinées aux meilleurs d’entre eux. Les modalités de ces appuis devront être définies ultérieurement.
Miser sur les compétences nationales
Pour le directeur général de l’AED, la réussite du modèle des IFAD ne saurait se limiter à l’obtention d’un diplôme. Elle doit également se mesurer à la capacité des jeunes formés à intégrer durablement le monde professionnel.
« Notre responsabilité ne s’arrête pas à la remise d’un diplôme à un jeune qui a été admis dans un IFAD », a-t-il souligné, mettant en avant la nécessité de former des profils correspondant aux besoins réels du secteur productif.
Dammipi Noupokou a également salué l’intérêt de WIETC pour les compétences développées au Togo. Selon lui, le développement des infrastructures et des grands projets doit aller de pair avec la formation de techniciens nationaux capables de participer à leur conception, leur réalisation, leur exploitation et leur maintenance.
Conclue pour une durée de trois ans et renouvelable par tacite reconduction, la convention est entrée en vigueur dès sa signature. Pour l’AED, elle marque ainsi une nouvelle étape dans la mise en relation des IFAD avec le monde de l’entreprise, avec une ambition clairement affichée : faire de la formation professionnelle une passerelle directe vers l’emploi des jeunes.




