Le dialogue politique inter togolais qui a été officiellement lancé le lundi 19 février dernier par le Président Ghanéen, Nana Akufo-Addoh médiateur dans la crise sociopolitique que traverse le Togo depuis le 19 Août 2017 se poursuit demain vendredi 23 février toujours à Lomé. Dans une lettre ouverte en date en date de ce jeudi 22 février 2018 par sept (7) Organisations de la Société civile (OSC) dénommées « G7 », aux parties prenantes au dialogue, ces dernières, tout en prenant acte du travail accompli au démarrage effectif du 27ème dialogue politique, pour l’amour du Togo, exhortent les leaders politiques, « à faire le bon choix, en pensée, en parole et en acte pour que demain soit meilleur qu’aujourd’hui ! ».
La Coalition des 14 Partis politiques crie depuis des mois : « Retour à la Constitution de 1992 ». Quels mécanismes mettre en œuvre pour un retour à la C92 ? Dans la salle du dialogue qui a ouvert ses portes lundi 19 février 2018, la question a été posée par le Président Ghanéen Nana Akufo Addo aux deux parties, Pouvoir et Opposition. Et le Chef de l’Etat Ghanéén ajoute : « cela n’a jamais été rendu possible dans aucun pays au monde.» Le Professeur Komi Wolou, juriste (Opposition) qui prend la parole et qui réplique « Oui mais il ya des solutions pour faire un Retour à la Constitution de 1992 ». Quelle solution ? Le Doyen de la Faculté de Droit de l’Université de Lomé n’a pas été capable de fournir de réponses satisfaisantes.
Le Chef de l’Etat togolais et Président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Faure Gnassingbé, s’est rendu ce mercredi 21 février 2018 à Accra au Ghana pour participer à la 5ème réunion de la Task Force présidentielle sur le programme la monnaie unique de l’organisation communautaire.
A la veille de l’ouverture officielle du dialogue inter-togolais, le chef de fil de l’opposition, Président national de l’Anc, Jean-Pierre FABRE déclarait dans un message : « Mes collègues de la coalition des 14 partis politiques et moi-même, nous prenons part au dialogue politique qui s’ouvre ce lundi 19 février 2018, en notre qualité de représentants de l’immense majorité de nos compatriotes togolais qui se mobilisent massivement sur toute l’étendue du territoire national et à l’étranger, dans la diaspora, pour manifester leur rejet absolu du régime de dictature qui régente le Togo et exiger le retour à la Constitution originelle de 1992, le vote de la diaspora, l’alternance et le changement, avec le départ immédiat du Chef de l’État actuel, Faure Gnassingbé. »
Le ministre de la santé et de la protection sociale, le professeur Moustafa MIJIYAWA a procédé, ce mercredi 21 février 2018 à Abuja au Nigeria, au nom du Chef de l'État togolais, SEM Faure Essozimna GNASSINGBÉ, Président en exercice de la CEDEAO et coordonnateur des interventions de lutte contre la Maladie à Virus Ebola dans la sous région ouest-africaine, à l'inauguration du centre régional de contrôle et de gestion des épidémies et urgences de santé publique.
Le coup d’envoi du dialogue inter togolais a été donné hier lundi, 19 février à Lomé, par le Président Ghanéen, Nana Akufo-Addon. Pour une issue favorable à ce dialogue, chaque maillon de la société togolaise à son mot dire à travers des plaidoyers, des actions de coulisses…pour la résolution définitive et durable de l’actuelle crise sociopolitique qui a secoué le pays depuis le 19 Août 2017. Et les acteurs de la société civile veulent jouer leur partition. En mission au Togo, l’ONG Pain Pour le Monde (PPLM), partenaire technique et financier du Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT) et autres OSC, a eu une rencontre d’échange ce mardi 20 février à Lomé, avec les Organisations de la société civile sur la crise sociopolitique que vit le pays.
