L’Union des forces de changement (l’UFC) tient toujours à la tradition primordiale des pères fondateurs de la pensée Ablodé pour parvenir à une alternance « pacifique » au Togo. Au cours d’une conférence-débat suivie d’un atelier politique hier samedi 24 novembre à Lomé, en présence de plusieurs délégués venus des différentes préfectures, les responsables du parti ont montré à leurs frères de l’opposition, les voies à suivre pour parvenir à une alternance « fraternelle » et « pacifique » au Togo.
Une prorogation exceptionnelle du recensement électoral sur demande la facilitation de la CEDEAO dans la crise sociopolitique togolaise, va se dérouler du 16 au 18 novembre 2018, en zone unique, dans le cadre des élections législatives du 20 décembre prochain. Même si l’Union des forces de changement (UFC) n’avait pas appelé ses militants et sympathisants a boycotté les dernières opérations du recensement électoral, comme c’est le cas de la Coalition de l’opposition (C14), le parti présidé par Gilchrist Olympio, a exhorté de nouveau, le peuple togolais, et en particulier ses militants et sympathisants qui n’ont pas pu se faire recenser précédemment, « à se mettre à jour en allant se faire recenser du 16 au 18 novembre 2018 en vue des prochains scrutins électoraux ».
Au début de la crise socio-politique au Togo en Août 2017, plusieurs acteurs socio-politiques ont pris leur bâton de pèlerin pour jouer leur partition dans la résolution pacifique de la crise. C’est le cas du Président National de l’UFC, Gilchrist Olympio, qui sollicité par le Président ghanéen, Nana Akufo-Addo, le 27 Septembre 2017, a transmis un mémorandum à ce dernier contenant des propositions de sortie de crise au Togo.
Conformément aux conclusions issues de la deuxième réunion du comité suivi de la feuille de route de la CEDEAO, il a été décidé à l’unanimité que la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) soit recomposée de façon paritaire entre les protagonistes de la crise (8 représentants pour l’opposition et 8 pour la mouvance présidentielle) avant le 1 octobre 2018.
Les réactions des partis politiques et des OSC relatives aux recommandations de la CEDEAO sur la sortie de crise au Togo se multiplient. C’est le cas de l’Union des Forces de Changement (UFC), dans son communiqué en date du 1er Août dernier, tout en prenant acte de la feuille de route, a salué la sagesse et l’esprit de clairvoyance des Chefs d’Etat de la CEDEAO.
Il a rencontré Faure Gnassingbé en fin de semaine dernière. L’avenir de l’UFC et autres au menu. On y revient à la fin de la Chronique. Ils auraient aussi parlé de ceux qui lui mènent la vie dure au sein de sa formation politique. Ils sont très peu et veulent désormais occuper le premier rang. Ils veulent être les futurs décideurs de l’Union des Forces de Changement. Ils ne sont plus en harmonie avec le Pouvoir. Ils veulent être promus et avoir plus d’avantages et de facilités. Mais le Pouvoir les ignore. Et ils deviennent aigris. Et depuis des mois, armés de frustrations ils bousculent, agacent leur président Gilchrist Olympio, le somment de se retirer de l’Accord historique signé avec le Régime ou de dénoncer la mauvaise foi du Pouvoir et de retourner dans la rue. Se voyant déjà approcher leur tombe politique, ils choisissent régler des comptes au Pouvoir avant tout adieux à la Politique. Une seule arme pour pouvoir le faire : reprendre le discours populiste. Olympio fatigué, choisit de jouer au « Laboureur et ses enfants » pour les faire rêver sachant bien qu’ils n’iront pas loin. Il faut donc un discours qui manipule la masse et qui détourne bien l’attention !
