Il y a de cela quelques semaines, suite à « la vaste » opération anti-terroriste menée depuis début mars dans l'est du Burkina Faso, les services de renseignements burkinabè avaient alerté certains pays voisins d’une probable présence des jihadistes ayant pris la fuite sur leur territoire. Il s’agit du Togo, du Bénin et du Ghana.
L’alerte donnée par le Burkina Faso vient d’être matérialisée par l’interpellation de plus d’une vingtaine de jihadistes par l’armée togolaise en provenance du pays des hommes intègres.
Selon des sources régionales concordantes citées par la Radio France Internationale (RFI), « plus d'une vingtaine de présumés jihadistes ont été interpellés » au Togo et renvoyés au Burkina Faso il y a « une quinzaine de jours ». « Des hommes à moto, parmi lesquels se trouvaient des mineurs », ont précisé les mêmes sources à nos confères avant d’ajouter que « certains étaient armés et en possession de sommes d'argent importantes ».
A Lomé, une source a confié à « RFI » que ce n'est pas la première fois que de présumés jihadistes sont arrêtés sur le sol togolais. En revanche, a précisé la source, c’est « la première fois qu'ils sont aussi nombreux ».
« Le danger est à nos portes », a confirmé un membre du gouvernement togolais à RFI avant d’assurer que « tout un dispositif sécuritaire a été mis en place ».
En février dernier, un prêtre espagnol en provenance du Togo a été assassiné par le Jihadistes au Burkina Faso. Depuis lors, le Togo a renforcé la présence militaire au Nord du pays avec bien évidemment « une coopération transfrontalière importante » et « une attention portée sur la présence d'éventuels réseaux jihadistes dormants », a rappelé la source.
Marius Junior
