Selon les informations qui nous sont parvenues, la Fédération des Pharmaciens privés du Togo (FPPT) est très remontée contre les compagnies d’assurances que sont SUNU, SAHAM, GTA-C2A et NSIA qui n’arrivent pas à honorer leur engagement financier vis-à-vis des pharmacies partenaires.
Ainsi, « en raison des difficultés de recouvrement du coût » de leurs prestations de services auprès des « organismes tiers-payant », la Fédération des pharmaciens privés du Togo (FPPT) en accord avec l’Ordre national des pharmaciens du Togo (ONPT) et la MUSPHAT, a lancé « un mot d’ordre général de suspension des prestations aux adhérents de SUNU, SAHAM,GTA-C2A et NSIA, à compter du 15 Septembre 2018 ».
Toujours selon les mêmes informations, le Syndicat des pharmaciens a rappelé ces membres pharmaciens, que « même en cas de remboursement par les assurances précitées », ils doivent attendre « l’avis du syndicat avant la reprise des prestations ».
Si nos démarches auprès de SUNU et de NSIA nous ont permis d’avoir leur version des faits, au niveau de SAHAM et de GTA-C2A, c’est du statu quo, nous n’avons pas pu trouver d’interlocuteur qui pourrait nous donner les versions des faits à leur niveau.
Du côté de SUNU, les difficultés à rembourser à tant les pharmacies seraient dues à un problème interne qui serait entrain d’être réglé. « C’est la première fois que cette situation se présente à notre niveau. Nous sommes entrain de prendre des dispositions pour régler ce problème », rassure-t-on à SUNU Assurances.
A NSIA Assurances, on assimile les difficultés à rembourser les frais de prestations au moment opportun aux pharmacies ou le retard dans le payement à « un problème de marché qui ne concerne pas seulement NSIA Assurances, qui est d’ordre général ».
La réaction d’un Docteur, responsable d’une pharmacie.
« Moi j’ai refusé depuis de travailler avec les Assurances. Quand vous vendez des produits à leurs adhérents, il faut attendre trois (3) mois et plus avant de rentrer en possession de votre argent. Or, nous, quand nous payons les produits auprès de laboratoires pharmaceutiques, on paie deux (2) semaines après. Donc quand tu veux travailler avec les Assurances qui ne payent vite, tu vas dégringoler », a-t-elle fait savoir.
Ayi ATAYI
