Atlantic Global-Récépissé n°0012/HAAC/12-2020/pl/P
Directeur de publication: ATAYI Ayi
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Au parti « Les Démocrates » dirigé par Ayao Habia, on joue la comédie. Plus rien ne va entre les responsables et membres de cette formation politique de l’opposition. On assiste à un désamour total entre deux camps diamétralement opposés. Il y a de cela quelques jours, c’est une commission ad-hoc mise en place par les membres fondateurs du parti qui a blâmé et déchu le Président Ayao Nicodème Habia son titre pour « fautes graves ». La même sanction a été prise à l’endroit du porte-parole du parti, Adodo Koffi Akoumey, qui, également, a été blâmé et déchu de son titre. Il est reproché à ces deux responsables, d’avoir terni l’image du parti sur le plan national et international à travers des actés posés dont la Commission ad-hoc a qualifié de « fautes graves ». Gestion solitaire du parti, haute trahison à l’égard du parti : collaboration avec les organisations politiques indépendantes à l’insu du Bureau Exécutif, détournement de fonds et utilisation des biens du parti à des fins personnelles, escroquerie, refus de se conformer à la ligne politique du parti, abus de pouvoir, activités fractionnelles, démobilisation des membres du parti, sont entre autres les faits reprochés à Ayao Nicodème Habia, Président du Parti « Les Démocrates » et Adodo Koffi Akoumey, Porte-parole du même parti. Revenant à la charge le mardi 23 avril au cours d’une conférence de presse à Lomé, un autre camp, composé des membres du Bureau Nation et de responsables fédéraux sont « venus apporter leur soutien et confiance aux instances du parti sous la direction du Président HABIA ». Selon ce camp, cette information ou décision de déchéance du Président National et du Porte Parole du parti ne répond en rien quand on s’attarde un petit moment à parcourir les statuts et règlement intérieur du parti. Pour eux, « une commission ad'hoc ne peut guère destituer les gens de leurs postes. La seule juridiction qui peut prendre une décision idoine reste un congrès ».
