En effet, la campagne de vaccination contre la pandémie au Coronavirus au Togo a double objectif. Premièrement, elle vise à diminuer « la charge de la maladie, en prévenant notamment les cas graves et les décès par ricochet la surcharge hospitalière ». Deuxièmement, cette campagne vise à « réduire les conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire ».
Des vaccins déjà disponibles dans les laboratoires
A ce jour, plusieurs types de vaccins sont fabriqués par de grands laboratoires pour lutter contre le Coronavirus. Il s’agit entre autres, ARN messager (Pfizer/BioNTech) ; ARN Messager mRNA-1273 (Moderna) ; Vecteur viral Adénovirus (AstraZeneca) ; Vecteur viral Adénovirus (Spoutnik V) ; Virus inactivé (SinoVac) ; Virus génétiquement modifié (Johnson and Johnson).
Selon les spécialistes, l’ « efficacité de ces vaccins varie entre 66 et 95% ».
Les premières cibles prioritaires pour le Togo
Au Togo, les personnes prioritaires à vacciner dans le cadre de la campagne sont l’ensemble du personnel de santé en raison desavulnérabilité ; les personnes âgées de 50 ans et plus, les personnes vulnérables résidant dans le Grand Lomé (préfectures du Golfe et d’Agoè) ; les agents présentant des maladies comme l’hypertension artérielle, le diabète, le VIH, le cancer et l’insuffisance rénale chronique.
Campagne de vaccination
A en croire aux informations, la vaccination contre le Covid-19 se fait en deux phases.
Les mêmes informations précisent qu’ « une première injection intramusculaire dans le bras se fera à la première phase (1ère dose), suivie d'une seconde après un délai de trois à quatre semaines (2ème dose) ».
Manifestations postes-vaccination
Tout comme d’autres vaccins, des vaccins anti-COVID-19 ont des manifestations post vaccinales habituelles au cours des vaccinations. Il s’agit de manifestations locales au point d’injection (douleurs modérées, rougeur, démangeaisons passagères et gonflements) ; des manifestations générales (fièvre passagère (1sensation de fatigue (1 personne/2), céphalées (2 personnes/5), frissons, douleurs musculaires et articulaires (1/5) et diarrhée (1/12).
S’agissant des effets inattendus, il y a des rares cas d’allergie sévère évalués à 1 cas/100.000 vaccinés.
Des contre-indications liées au vaccin
Il y a des contre-indications définitives et des contre-indications définitives. En ce qui concerne les contre-indicatives, le vaccin est contre-indiqué en cas d'hypersensibilité à la substance active ou à l'un de ses excipients. La campagne de vaccination ne concerne pas non plus les enfants de moins de 20 ans.
Par rapport aux contre-indications temporaires, l’administration du vaccin à toute personne atteinte d’une maladie fébrile aiguë (température supérieur à 38,5°C), d’une infection inférieure à 6 mois ou de tout agent ayant récemment reçu un vaccin autre que celui de la COVID-19 (fièvre jaune, hépatite virale B, fièvre typhoïde, tétanos etc.) doit être reportée.
Des impacts sanitaires de la campagne de vaccination
Les impacts sanitaires de la campagne de vaccination consistent à protéger les populations contre les formes graves de la maladie (réduire la mortalité) ; protéger les personnes vulnérables et les patients hospitalisés ; briser la chaîne de transmission du virus ; réduire le nombre d’hospitalisations ; maintenir le bon fonctionnement des services de santé.
La livraison du dimanche 7 mars dernier fait partie d'une première vague de doses de vaccins et se poursuivra dans les semaines à venir. Le gouvernement togolais multiplie les efforts, sur les orientations du Président Faure GNASSINGBE, pour l’acquisition d’autres vaccins et le respect scrupuleux des 3mesures barrières en vue de réduire considérablement les cas de contamination qui connaissent une flambée ces dernières semaines.
En rappel, le 6 mars 2020, le gouvernement togolais a annoncé le premier cas confirmé du Coronavirus (COVID-19). Illico, des mesures d’urgences sanitaires, économiques et sociales ont été prises par le Chef de l’Etat Faure GNASSINGBE, qui, personnellement, préside le Comité de riposte contre la pandémie. Ceci, en vue de contenir le risque de propagation du virus, protéger le droit à la vie et à la santé de toutes les couches sociales, et renforcer leur résilience.
Ayi.A
