Atlantic Global-Récépissé n°0012/HAAC/12-2020/pl/P
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A Gbamakopé dans le canton de Djagblé, les autochtones et les acquéreurs ne sont toujours pas au bout de leur peine par rapport au litige foncier qui oppose les collectivités Gbama et Kpassra dont chaque collectivité se réclame propriétaire. Sentant venir leur déguerpissement avec un nouveau lotissement en cours dans ce village depuis deux mois, le porte-parole des acquéreurs, Mensan Djagli a alerté : « la situation est grave et très grave même pour les plus de 2000 habitants de ce village qui seront sans abris vu la façon dont ce problème est mené ».
Depuis le mois d’août 2019, Gbamakopé, dans le canton de Djagblé dans la préfecture du Zio est secoué par un litige foncier portant sur 366 hectares. Un litige qui a entrainé de violents affrontements entre les forces de l’ordre et les habitants de Gbamakopé. Le Mouvement Martin Luther King (MMLK), la voix des sans voix du Pasteur Edoh Komi, qui, comme d’habitude, dans ces situations d’injustices sociales, a été sollicité par l’une des familles en conflit, notamment, la famille Gbama, pour toute fin utile. Malheureusement, suite aux violents affrontements entre les forces de l’ordre et les habitants de Gbamakopé il y a de cela quelques jours, des voix s’élèvent pour accuser le MMLK d’inciter les jeunes à la violence contre les forces de l’ordre. Dans une mise au point faite ce lundi 09 septembre dont copie est parvenue à la rédaction du site atlanticinfos.com, Pasteur Edoh Komi, a rappelé que « le MMLK est une organisation de défense des droits de l'homme fondée sur 6 piliers dont la paix, la non violence, le dialogue, le leadership, le civisme et la dignité humaine et n'est guère impliquée dans des attitudes subversives ». En intégralité, la mise au point du MMLK…
Tout comme la crise économique ayant secoué le monde un jeudi de 1929 appelé « jeudi noir », à la bourse des valeurs aux USA, le jeudi 29 août 2019 peut devenir « un jeudi noir » pour les populations de Gbétsokgbé et Noudokopé si la mise en demeure du Préfet Komlan Agbotsè aux habitants de ces deux localités de déguerpir leurs localités venait à être mise en exécution. Dans une lettre de mise en demeure et de convocation en date du 05 juillet dernier, le Préfet du Golfe, Komlan Agbotsè, a fait savoir à plus de 2000 habitants de village de Gbétsogbé et de Noudokopé, qu’ils ont jusqu’au 29 août 2019 pour déguerpir leurs localités, au profit de la Société de l’Administration de la Zone Franche (SAZOF). En effet, un litige foncier portant sur 16 hectares oppose les propriétaires, les acquéreurs de terrain depuis quelques temps, au préfet du Golfe et la SAZOF. Selon les habitants, leurs parents ont acheté leurs terrains chez les familles d’Anthony Kotocou dont leur titre foncier N°•673 date de 1935 alors que les documents que la SAZOF brandit pour se réclamer propriétaire de ces terres datent seulement de 1974. Du côté de la succession du feu Anthony Kotocou, les héritiers ont fait savoir que les terrains en question sont léguées par leurs aïeux et ils l’ont « vendu à leur tour à des populations dont les principales activités sont la pêche, le jardinage et l’élevage ». En aucun moment, ces derniers n’ont pas reconnu avoir conclu quelque vente avec la SAZOF, ni avant, ni au cours, ni après cette année indiquée (1974 : ndlr). A quelques heures du 29 août 2019, date à laquelle, les habitants de ces deux villages devraient abandonner derrière eux, contre leur volonté, tout ce qu’ils ont de plus chers, devant la presse le mercredi 27 août sous l’arbre à palabre à Noudokopé, en présence des responsables du MMLK, ces derniers ont rendu publique une déclaration. Dans cette déclaration, les habitants ont fait savoir que « l'heure de la vérité a sonné, raison pour laquelle, nous demandons très humblement à la Commission Nationale des Droits de l'homme de faire la lumière sur cette affaire ». Aussi, ont-ils précisé, « attendons nous une réponse de la lettre d'audience que nous avons envoyée au Président de la République pour toutes fins utiles ». En intégralité, la déclaration des héritiers Anthony Kotokou, des populations et des acquéreurs des villages de Gbétsogbé et de Noudokopé…
Un litige foncier portant sur 366 hectares et datant de 2006 entre les familles Gbama et Kpasra refait surface à Gbamakopé dans le canton de Djagblé dans la préfecture de Zio et sème la psychose. Le mardi 20 août 2019, l’affaire s’est transformée en échauffourées, courses poursuites, tirs de gaz lacrymogènes et jets de pierre entre les forces de l’ordre et la population. Selon les informations, certains habitants ont été interpellés par les forces de l’ordre.
Victime collatérale de litige foncier, Yaovi Kwasi ne veut plus voir d’autres Togolais souffrir dans leur peau comme lui, dans les affaires de terrains. Pour « sécuriser » les terrains et autres biens immobiliers, il a mis en place « LandLw », une application qui, plus qu’une plateforme immobilière est un site (www.landlw.com) qui donne des informations relatives aux terrains et d’autres biens immobiliers disponibles à Lomé et ses banlieues. Le chef-d’œuvre du jeune Togolais a été présenté à la presse ce lundi 26 novembre 2018 à Lomé.
