Cette 6ème Revue du FMI a noté une accélération de la croissance économique en soulignant que la reprise économique se raffermit et la croissance devrait s’accélérer de 4,9% en 2018 à 53% en 2019 et 5,5 % à 2020 ».
Selon les conclusions de cette Revue du FMI, « les crédits au secteur privé ont augmenté de 3,6% (en glissement annuel) et l’inflation s’est établie à 0,4% (en glissement annuel) à fin septembre 2019 ».
D’après Ivohasina Fizara Razafimahefa, Chef de mission du FMI, l’assainissement budgétaire entamé en 2017 « reste soutenu, le déficit budgétaire global étant estimé à 2,2% du PIB à fin septembre 2019 ».
Dans les conclusions de la Revue, il ressort que « la dette publique totale, qui s’élevait à 81% du PIB à la fin de 2016, est en baisse et devrait tomber à 70% du PIB à la fin de 2019 ».
Sani Yaya, Ministre de l’Economie et des Finances s’est réjouit des retombées de ce programme, notamment sur le Plan National de Développement (PND 2018-2022) et la baisse la dette publique sous la barre de 70% en deçà de la norme UEMOA.
La 5ème revue de l’année 2019 de l’UEMOA publiée le 29 novembre 2019 a révélé que l’état de mise en œuvre des réformes au Togo s’est sensiblement amélioré avec un taux d’application de l’ensemble des réformes se situant à 71 % d’application sur l’ensemble des réformes au titre de l’année 2019 contre 64 % l’an dernier soit une progression de 7 points de pourcentage. Quant au taux de mise en œuvre des programmes, il est de 67 % contre 57 % en 2018.
Du coup, plusieurs indicateurs se sont vus améliorés. Les finances publiques sont assainies avec une inflation contenue à moins de 2%. Le pays a engrangé des points notamment sur la gestion de sa dette. Le déficit s’est même transformé en excédent, passant de -4,5% en 2016 à +2,5% en 2018.
Le gouvernement dans le même temps a consenti des efforts qui ont permis de ramener le seuil de la dette totale, incluant les sociétés, de 81% à 74% du PIB en 2018. En 2019, il se situe autour de 69%. Et afin de créer davantage d’espace budgétaire, la dette extérieure sera profilée avec un taux de maturité compris entre 4% et 5%. Des progrès qui motivent le Gouvernement à répondre favorablement aux besoins sociaux. L’Etat semble disposer d’assez de ressources pour faire face aux besoins des enseignants, des praticiens hospitaliers ainsi que des agents de l’administration publique…
A noter que les avancées significatives enregistrées dans la mise en œuvre des réformes sont le résultat, au-delà de l’engagement du Gouvernement, de l’appui multiforme des Partenaires Techniques et Financiers qui font confiance au Togo dans sa marche résolue vers le progrès et le développement économique au bénéfice de ses populations.
Il faut rappeler que dans le rapport Doing business de 2020, le Togo a gagné 40 places et est également classé 3ème pays le plus réformateur au monde.
Marie.R
