« Le PPAAO m'a donné un poids pour pouvoir vaincre certains problèmes et certaines difficultés dans mon atelier », a témoigné M. AZONSOU, bénéficiaire du PPAAO-Togo qui fabrique des machines propices au secteur agricole, notamment les égreneuses multifonctionnelles. Pour lui dans le projet, leur mission consiste à la vulgarisation de l'égreneuse multifonctionnelle.
Sa machine fabriquée fait l’égrenage du maïs. « Elle arrache directement les épis du champ, on les met dans la machine, on démarre l'égreneuse et on récupère les graines. Les déchets sortent de l'autre côté », a-t-il expliqué.
En dehors de ça, la machine bât du soja, du haricot, du sorgho, du poids d'engoule, raison pour laquelle on l’a surnommée « égreneuse multifonctionnelle ». « Ça fait beaucoup de travail en matière agricole surtout dans les activités post récoltes. Nous avons après tout associé à la fabrication de l'égreneuse, celle des rappeuses de manioc, concasseuses de noix de Palme, malasseuses de noix de Palme pour pouvoir préparer l'huile rouge. Nous fabriquons aussi des batteuses de riz pour ne citer que celles là », a précisé Amavi AZONSOU.
Egreneuse multifonctionnelle gagne du temps
Sa machine permet aussi le gain du temps. Selon le bénéficiaire du PPAAO, pour le développement d'un pays, il faut gagner du temps. M. AZONSOU reste convaincu que le temps que vous allez gagner, vous allez faire d'autres activités avec et c'est ce qui va vous faire revenir des rémunérations pour pouvoir réaliser de l'économie. « Donc c'est le temps qui est la base de toute chose », a-t-il insisté.
Ceci étant, avec l'égreneuse multifonctionnelle, en 1h de temps pour du maïs déjà dépatté, on va jusqu'à 4 tonnes d'égrenage et 1,5t pour maïs non dépatté. Mais si c'est la main, il faut toute une journée pour faire 100 kg. Au niveau du soja et du haricot, en 1h on peut obtenir 800 à 900 kg avec la machine. Ce qui est intéressant au niveau de l'égreneuse est qu'il n'y a pas de brisures. On égraine et on prend les graines pour le semis et la germination réussit 100%. « Tant qu'on vit, on doit toujours faire la recherche, dans peu de temps, je vais associer même une vanneuse à l'égreneuse pour pouvoir vanner directement. Actuellement, je suis entrain de fabriquer des batteuses portatives pour les riziculteurs », a fait savoir Amavi AZONSOU qui est reconnaissant envers le Programme qui arrive à terme ce mardi 31 décembre 2019.
Pour lui, toutes ces réalisations précisées, c’est grâce au PPAAO. « Tout ceci c'est grâce à l'appui de PPAAO. Il me manque tellement de mots pour pouvoir le qualifier et le remercier », a-t-il exprimé.
PPAAO-Togo a semé sur « de bonnes terres »
« A mon niveau, j'ai l'habitude de dire aux gens que le PPAAO a semé sur de bonnes terres puisque c'est grâce à son appui que j'ai eu des matériels et matériaux de travail qui m'ont permis de révolutionner les prestations de ma structure VINIO-BODE », a révélé M. AZONSOU. Ses machines fabriquées sont envoyées dans tous les contrées du pays et même à l'étranger comme la côte d'Ivoire par exemple. « Il y a un an, l'ancien ministre chargé de l'agriculture m'a commandé 10 égreneuses qu'il avait distribuées aux bonnes dames productrices du pays de Notsé jusqu'à Cinkasse et j'ai été le formateur de ces femmes agricultrices », a-t-il confié. Mais ce qu’il n'espérait pas, il l’a eu « grâce à PPAAO ». « Je regrette la fin de ce projet », a confessé M. AZONSOU qui avait recruté 3 agents qui l'aident à faire le travail dont ils payaient 60000 FCFA chacun par mois et qui sont toujours aujourd'hui dans son compte. D’après ce dernier, les difficultés qu’ils rencontrent sont liées au manque « de vivacité et de main d'œuvre », cela pèse sur eux puisqu'il faut beaucoup de personnes dans le secteur afin qu'elles viennent acheter leurs machines. « Le secteur de taximoto a pris une grande partie des bras valides de l'agriculture », a déploré Amavi AZONSOU. « Pour PPAAO, je suis fou de joie de pouvoir lui dire quelque chose. Nous souhaitons qu'on relance encore PPAAO, car il y a d'autres personnes ont besoin d'être soutenues, et je pense bien que les autorités compétentes l'étudient déjà », a-t-il exprimé avec émotion.
Alain ALOWANOU, depuis Tabligbo pour atlanticinfos.com
