Sur l’initiative du Président français Emmanuel MACRON, s’est tenu le 18 mai 2021 à Paris, le Sommet sur le financement des économies africaines. Comme à raison, le Sommet de la solidarité où le consensus a globalement prévalu, son objectif est d’atteindre 100 milliards de dollars. Ce sommet pour tenter de sortir les pays du continent africain de leurs difficultés économiques actuelles aggravées par la crise sanitaire.
En effet, le sommet a proposé un mécanisme de financement peu ordinaire qui préconise le recours aux droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds monétaire International. Présent au Sommet, selon les informations, le FMI en tant que mère des banques centrales va puiser dans ses réserves 650 milliards de dollars qu’il mettra à la disposition des Etats membres.
En terme de quote-part, précisent les sources, sur les 650 milliards, et c’est là où le bât blesse, seulement 33 milliards devaient mécaniquement revenir au continent africain qui ne participe qu’à hauteur de 3% aux réserves du FMI. « L’on constate que le montant qui revient au continent est nettement en – deçà de ses besoins », déplorent-t-elles.
Pour combler le gap, rassure-t-on, la conférence a défendu l’idée de voir « les pays aisés réallouer leurs DTS pour qu’ils reviennent aux pays pauvres en particulier ceux du continent africain ». Plusieurs spécialistes confirment que cette formule pourra augmenter la part de l’Afrique qui pourrait atteindre les 100 milliards. Ainsi à Paris, la formule a recueilli l’assentiment de tous les participants, « un motif plutôt de satisfaction ».
En dehors des DTS, une autre alternative envisagée, celle de mobiliser des moyens à travers des plans d’aide bilatéraux et multilatéraux. Une proposition à laquelle plusieurs organisations économiques internationales y sont favorables. Il s’agit notamment de la Banque Africaine de Développement, de la Société Financière Internationale du groupe de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International, ce dernier qui a mis à la disposition du Togo 240 millions de dollars. L’annonce a été faite par la directrice du FMI Kristalina GEORGIEVA lors de sa rencontre avec le Président de la République le 16 mai dernier à Paris, à deux jours de l’ouverture des travaux du Sommet.
Le leadership de Faure GNASSINGBE confirmé par ses orientations économiques
D’après des informations, à Paris, le rôle combien « indispensable » et « indiscutable » que doit jouer le secteur privé pour la relance de la croissance des économies africaines, a été au cœur des débats. Un sujet qui rejoint ainsi une position sans cesse défendue par le Chef de l’Etat togolais Faure Essozimna GNASSINGBE qui a toujours préconisé la promotion du partenariat public-privé pour booster l’économie du continent.

Pour le dirigeant togolais, l’appui au secteur privé africain reste décisif pour un continent qui aspire à sortir de la logique de l’assistance mais qui butte sur la défiance des investisseurs. Raison pour laquelle, il a salué mardi, l’organisation du sommet de Paris sur le financement des économies africaines. Selon ce dernier, cette initiative portée par son homologue français Emmanuel MACRON permettra de poser les bases de la croissance et de renforcer la résilience des économies africaines.
Sa position a été vivement partagée par les autres grands acteurs du Sommet de Paris que sont, en dehors des chefs d’Etat, les grandes organisations financières internationales notamment la Banque Africaine de développement, le Fonds Monétaire International, la Société financière internationale, filiale de la Banque Mondiale.
Durant son séjour Parisien, Faure GNASSINGBE qui a pris une part active au Sommet, a eu avec chacun des premiers responsables de ces organisations financières, de « très longs entretiens ».
Que ça soit Christalina Georgieva du FMI, Mackhtar Diop de la SFI, Akinwumi Adesina de la BAD et Esther Duflo, économiste prix Nobel d’économie 2019, tous ont unanimement apprécié le « leadership dont a toujours fait preuve le chef de l’Etat togolais et les efforts faits par le Togo dans les domaines de la lutte contre la pandémie du corona virus, la pauvreté et du Doing business ».
Au terme des échanges, tous ont reconnu à cet égard que les nombreuses réformes opérées pour assainir le climat des affaires ont rendu plus que jamais « attractif le Togo devenant du coup sur le continent l’une des destinations privilégiées par les investisseurs ».
Faut-il le préciser, malgré la pâleur des économies sur le continent due à la récession causée par le corona virus, à en croire les Experts, « l’économie togolaise fait plutôt bonne mine avec un taux de croissance de près de 2%. Et ceci grâce à l’efficacité de la gestion du gouvernement sous la haute direction du Président togolais ».
Firmine.M
